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Introduction :
A Ce jour, les recherches abordant la perception de la psychiatrie de liaison par les soignants sont encore peu nombreuses dans le monde et absentes au Maroc. 
Objectif :
Notre étude, consiste à évaluer la perception de cette activité auprès des soignants à travers une enquête transversale au niveau du Centre Hospitalier Hassan II de Fès, à l’aide d’un auto-questionnaire anonyme, ce qui permet de déterminer l’implication et le niveau de collaboration des soignants, et dépister les difficultés et les contraintes rencontrées.
Matériel et méthodes :
Il s’agit d’une étude transversale, réalisée auprès d’une population des soignants du CHU de Fès : personnel médical, à travers un auto-questionnaire déterminant la perception et la position des soignants à l’égard de la psychiatrie de liaison.
On a inclus dans notre étude une population ciblée concernant chaque personnel médical hospitalier exerçant dans son service de spécialité, que ça soit les internes, les résidents ou les professeurs.
La population totale des soignants participant à cette enquête est de 615 médecins, ils sont répartis au CHU Hassan II avec 111 professeurs, 436 résidents, et 68 internes.
Résultats 
Le taux de participation était de 80.32%, l’âge moyen était de 30,25 ans, 47,6% (236) des femmes et 52,4% (258) des hommes. 89,3% des médecins ayant obtenu leurs doctorats en médecine au Maroc dont 85,9% à la faculté de médecine de Fès, Le pourcentage de participation est très variable selon les spécialités, passant de 18.18 % pour le service d’Ophtalmologie à 100% pour les services de Dermatologie, de Cardiologie, Rhumatologie et des urgences. 72% des médecins répondeurs jugent avoir des difficultés de prendre en charge les troubles psychiatriques sur le plan diagnostique et thérapeutiques.
 Devant un trouble psychiatrique 98% des médecins gèrent la situation en demandant un avis psychiatrique, cette demande est estimée urgente dans 87,1%, le taux des médecins enquêtés informés sur la mise en place de la psychiatrie de liaison est de 35.6%, cependant seulement 10% parmi eux sont renseignés sur les modalités de déroulement de la demande de l’avis psychiatrique.
Les raisons du non sollicitation du psychiatre sont partagées entre les difficultés à repérer un trouble psychiatrique chez (51%) et les difficultés liées à la demande de l’avis chez (49%),
Tous les médecins enquêtés, considèrent que l’absence d’unité d’hospitalisation médico-psychiatrique et l’éloignement du service sont les obstacles majeurs pour demander un avis et que la présence d’un psychiatre au CHU Hassan II de FES est nécessaire.
Conclusion :
La psychiatrie de liaison apparait comme une discipline d’actualité très prometteuse. Cependant chez nous au Maroc sa situation demeure très jeune voire embryonnaire et inconnue. C’est une branche qui nécessite d’être répandue avec la collaboration des différents praticiens afin d’assurer une meilleure prise en charge des malades.

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