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Introduction : L’hypothèse neurodéveloppementale de la schizophrénie suggère que la schizophrénie serait « l’expression retardée d’anomalies précocement acquises ». Venant à l’appui de cette hypothèse, il a été noté chez les sujets atteints de schizophrénie la forte prévalence de signes neurologiques mineurs (SNM), c’est à dire d’anomalies neurologiques, sans valeur localisatrice, ne correspondant pas à l’altération d’une région cérébrale déterminée. Dans la littérature, les échelles d’évaluation des SNM sont nombreuses et il n’existe pas à ce jour de consensus quant à la méthode d’évaluation la plus opportune pour évaluer les SNM.
Les objectifs de notre étude étaient de comparer 2 échelles d’évaluation des signes neurologiques mineurs (SNM) : l’échelle Neurological Evaluation Scale (NES) de Buchanan et Heinrichs, la plus communément utilisée dans la littérature et l’échelle Neurological Soft Signs (NSS) de Krebs, chez des sujets présentant une schizophrénie ou un trouble schizo-affectif.                                  
Méthode : Il s’agit d’une étude descriptive, portant sur 32 patients présentant une schizophrénie ou un trouble schizo-affectif, hospitalisés ou consultant en ambulatoire et sur 9 témoins sains. La procédure d’évaluation a consisté en la passation de 2 échelles d’évaluation des SNM : les échelles NES et NSS ainsi que des échelles cliniques : impressions cliniques globales (CGI-S), altération du fonctionnement (EGF), réponse au traitement (May And Denker).      
Résultats : Chez les patients, la prévalence de SNM était de 68.7% avec l’échelle NES et de 78% avec l’échelle NSS. Le score total moyen de SNM était de 14.9 avec l’échelle NES et de 16.3 avec l’échelle NSS. Une forte corrélation a été retrouvée entre les échelles NES et NSS concernant le score total de SNM (score de Pearson=0,96 avec P<0.0001). Une forte corrélation a également été retrouvée entre les sous scores de coordination motrice et d’intégration sensorielle des 2 échelles (score de Pearson respectivement égal à 0.82 et 0.77).                                                                                                                                                         Conclusion : Les échelles NES et NSS apparaissent fortement corrélées, aussi bien en terme de score total de SNM, qu’en terme de sous scores. L’échelle NSS est plus qualitative que ne l’est l’échelle NES et réalise une évaluation séparée des symptômes extra pyramidaux. Elle apparait comme un instrument d’évaluation robuste des SNM. Des analyses complémentaires recherchant les corrélations entre les SNM et les caractéristiques cliniques et thérapeutiques des patients sont à prévoir.

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