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Introduction :

La surveillance de l’espace QT est un paramètre indispensable en psychiatrie de par l’utilisation importante de neuroleptiques. Depuis 2011, l’Ansm (agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé) contre indiquent l’utilisation de l’hydroxyzine, l’escitalopram, le citalopram et la dompéridone avec les autres médicaments allongeant aussi l’espace QT. L’objectif de notre étude est donc d’évaluer la concordance entre ces nouvelles recommandations et les prescriptions établies au sein de notre établissement psychiatrique.

Méthode :

Au cours des 5 derniers mois, une étude prospective a été réalisée au sein de notre établissement afin de détecter l’ensemble des prescriptions comportant un de ces  4 médicaments et de relever pour chacun les items suivants : la présence ou non d’une contre-indication (CI), le ou les médicaments en cause, le délai de prise en compte de la CI par le praticien suite à notre intervention pharmaceutique. L’ensemble des ordonnances étant validées quotidiennement par un interne en pharmacie ou un pharmacien, la détection d’une CI de ce type entraine un refus de délivrance de la molécule par la pharmacie à usage intérieur (PUI).

Résultats :

Au cours de l’étude, nous avons recensé 42 patients ayant une ordonnance d’hydroxyzine, 30 avec de l’escitalopram et 10 avec de la dompéridone. Le citalopram ne faisant pas partie du livret pharmaceutique de l’établissement n’a pu être inclus dans celle-ci. Pour ces molécules, nous avons respectivement un taux de CI de 33%, 23% et 50%. Elles sont principalement dues à la présence d’un neuroleptique (NL) sur l’ordonnance : cyamémazine (26%), aripiprazole (19%) et risperidone (13%). Suite à notre intervention pharmaceutique, 50% des prescriptions sont arrêtées dans les 24 heures et 39% au cours des jours suivants. A l’issu de l’hospitalisation, il reste malgré tout  19% d’ordonnance présentant une CI, bien que la dispensation n’est jamais été réalisée par la PUI.  

Conclusion :

Les recommandations, rédigées en 2002, concernant la « Surveillance de l’espace QT lors de la prescription de NL » dans le livret thérapeutique de l’établissement ont été mises à jour suite aux notes d’informations de l’Ansm afin d’y intégrer les dernières modifications. Malgré cela, un nombre encore élevé de prescriptions comporte des CI. De nombreux praticiens ne semblent pas avoir pris suffisamment en compte ces nouvelles recommandations, particulièrement en médecine de ville, ce qui pose problème lors de l’entrée de leur patient au sein de notre établissement. L’intervention pharmaceutique permet une mise en conformité des ordonnances de plus de 80%. Pour les 20% restant, il y a un risque élevé de poursuite du traitement et de dispensation en dehors de l’établissement.

 

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