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Introduction
Tous les psychotropes (neuroleptiques, antidépresseurs, hypnotiques, anxiolytiques) sont associés au risque de chute à domicile comme en maison de retraite. Aussi, la révision de l’ordonnance fait partie des recommandations proposées par les autorités de santé et les sociétés savantes pour réduire le risque de chute.
Les objectifs de ce travail étaient : 1.de déterminer le nombre de sujets consultant en HDJ « chute » au CHRU de Lille et prenant au moins un psychotrope 2. de préciser la prévalence de proposition d’arrêt ou de diminution de posologie d’au moins un psychotrope énoncée à l’issue de l’évaluation multidisciplinaire 3. d'estimer à 6 mois le nombre de personnes ayant effectivement diminué ou arrêté un psychotrope 4.de préciser les différentes classes de psychotropes ayant fait l'objet de proposition d’arrêt et celles ayant effectivement ayant été interrompues à 6 mois.
Méthode
Etude prospective mono-centrique dans le cadre de l’évaluation multidisciplinaire de la chute du CHRU de Lille. Tous les patients rencontrés entre 2005 et 2014 ont été inclus. Les patients étaient revus à 6 mois par le gériatre pour s’assurer de la mise en œuvre des recommandations.
Les analyses statistiques ont été réalisées par l’unité de biostatistiques du centre d’étude et de recherche en information médicale du CHRU de LILLE.
Résultats
Parmi 1174 patients rencontrés en consultation (âge moyen = 80.8 ans, 73% de femmes, 58% de patients multi chuteurs), 658 patients prenaient au moins un psychotrope. Nous avons proposé à 266 patients (40%) de diminuer ou d’arrêter un psychotrope.
Parmi ces 266 patients, 158 ont été revus à 6 mois, 84 patients (53 %) ont réduit ou arrêté un médicament psychotrope.
Nous n’avons pas mis en évidence de différences significatives en termes d’âge, de sexe, de score MMS et ADL, d’antécédents de dépression, de nombre de chutes à M0 et à M6, entre les patients à qui il était proposé d’arrêter un psychotrope et ceux à qui il n’était pas proposer de l’arrêter, ni entre les patients revus à 6 mois ayant arrêté un psychotrope et ceux n’ayant pas arrêté.
Les propositions d’arrêt concernent en majorité les anxiolytiques (46%), les hypnotiques (28%), moins souvent les antidépresseurs et les neuroleptiques. Les anxiolytiques et les hypnotiques sont aussi les classes de psychotropes le plus souvent arrêtés à 6 mois.
Conclusion
Ce travail démontre la possibilité de diminution et/ou d’arrêt des psychotropes chez les patients âgés chuteurs ou à risque de chute, même si nous n’avons pu démontrer d’effet spécifique sur la réduction du risque de récidive de chute à 6 mois.
Certains facteurs individuels influencent le suivi des recommandations visant à réduire le risque de chute, notamment  la conscience du patient de son risque de chute et de blessure, sa compréhension de l’intérêt des mesures proposées, et probablement les modalités d’annonce et de mise en œuvre des recommandations visant  l’arrêt ou la réduction des psychotropes.

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