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Introduction :
Le syndrome d’Ekbom est une pathologie rare. Il a été individualisé et décrit par leneuropsychiatre suedois Karl Axel Ekbom en 1938, trouble qu’il dénommait "délire dermatozooiquepré-sénile" et qui porte désormais son nom.
Observation :
Mr Ahmed, âgé de 54 ans, a été adressé en consultation psychiatrique par le dermatologue pour des plaintes somatiques sous formes de paresthésies généralisées, apparu dans les suites d’une piqure par une mouche au niveau de son grand orteil. Il attribuait ces sensations à des insectes grouillant sous sa peau. En voulant confirmer ses dires, il a ramené un récipient contenant des débris organiques qu’il considérait des œufs d’insectes.
L’examen a objectivé un syndrome délirant, monothématique, systématisé, en secteur, centré sur l’infestation par les insectes, avec un vécu intense de ce délire.
Le patient a été mis sous Rispéridone 1mg /j. Il est actuellement toujours suivi en consultation.
Résultats et discussion :
C’est une affection qui touche préférentiellement les femmes. L'âge de début est généralement avancé (64 ans en moyenne).la symptomatologie  est caractérisée par la conviction délirante d’avoir la peau infestée par des parasites ou des insectes, alors qu'en réalité, aucun signe clinique ou paraclinique de parasitose ne peut être identifié. Ce délire monothématique, sous-tendu par des hallucinations tactiles ou visuelles, s'accompagne généralement d'un vécu anxieux important. Dans la plupart des cas, le patient apporte des preuves de son infestation sous forme d'une boite contenant des « spécimens » (généralement des poils ou des squames).
 Les classifications modernes rangent le syndrome d’Ekbom dans les "troubles délirants persistants "pour la CIM-10 et le désignent comme "trouble délirant du type somatique"dans le DSM 5.
La prise en charge du syndrome d'Ekbom reste le plus souvent une tache difficile. Actuellement, selon plusieurs études, les molécules d’antipsychotiques de la seconde génération tel la Risperidone, l'Olanzapine et l'Amisulpride sont les plus recommandées.
A partir d’un cas clinique et d’une revue de la littérature, nous allons rappeler les caractéristiques épidémiologiques et cliniques  de ce syndrome avant de mettre le point sur les difficultés de prise en charge de ces patients, tant au niveau de l'alliance thérapeutique que sur le plan des choix en matière de traitement pharmacologique.

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