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Introduction: Depuis les études sur le stress et l’activation de l’axe hypothalamo-hypohysaire-surrénalien, les conséquences de la dépression sur l’immunité ont été explorées. Ces 10 dernières années, l’hypothèse inverse a également été investiguée : la dépression comme conséquence d’un trouble immunitaire. Dans notre étude, dans une perspective psychosomatique, nous élaborons l’hypothèse d’une unité fonctionnelle dépression-immunité comme une zone tampon entre stimuli extérieurs, mécanismes de défense et déterminants internes. Méthode : 549 patients atteints d’un épisode dépressif majeur sont enrôlés dans une étude ouverte. Outre un questionnaire socio-démographique, ils ont complété l’échelle de dépression de Beck, l’inventaire de coping de Folkmans et l’échelle de relation familiale de Olson. Les différents sous-types de lymphocytes ont été identifiés en cytométrie de flux. Résultats : S’il existe des liens entre immunité et dépression (le taux de CD8, CD3 et CD4 explique 12,7%*** (régression linéaire RL) de la variance du Beck, immunité-dépression sont au centre d’interactions avec la dynamique familiale, les mécanismes de coping et le genre.  La dynamique de la famille d’origine explique 11,4%*** (RL) de l’intensité de la dépression et 1%* des taux de CD3, CD4 (r de Pearson). Les mécanismes de coping sont associés à 12%*** (RL) de la variance de la dépression et la capacité de se  distancier de ses problèmes avec 10,3**% des niveaux de CD3, CD8, CD16&56 (RL). Enfin, en moyenne, l’intensité de la réaction dépressive chez les femmes est plus élevée que chez les hommes de 2.9** points (t = 2.379) et le genre multiplie l’intensité de la réaction immunitaire de 0.5*** (OR régression logistique) Conclusions : Tout semble se passer comme si des évènements extérieurs (la dynamique familiale), la façon de gérer les évènements extérieurs (les mécanismes de coping) ou des déterminants plus internes comme le genre influençant une unité dépression-immunité. Tantôt ces facteurs jouant plus sur le volet thymique, tantôt plus sur le volet immunitaire. Ce couple est lui-même en interaction étroite en s’influençant l’un l’autre en retour. La théorie psycho-immunologique devrait sans doute être repensée dans la perspective d’une homéostasie entre niveau de dépression et immunité.

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