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L'Etat de Stress Post Traumatique (ESPT) est un trouble anxieux pouvant rester silencieux pendant des années puis se réactiver avec l'avancée en âge. Cet ESPT retardé serait le plus caractéristique chez les personnes âgées avec des taux dépassant 20%. Les changements de vie significatifs, comme une entrée en Etablissement d'Hébergement pour Personnes Agées Dépendantes (EHPAD), en seraient des facteurs déclenchant. Des études ont mis en évidence des passerelles bidirectionnelles entre ESPT et démence indiquant que l’ESPT pourrait constituer un facteur de risque de développer une démence. Ces recherches suggèrent que l'ESPT et les pathologies neuro-dégénératives sont pareillement associés à des troubles des systèmes de mémoire en raison d’une implication de structures cérébrales identiques dont l'hippocampe. La mémoire épisodique, liée aux structures  hippocampiques, est ainsi la première fonction supérieure touchée dans la maladie d'Alzheimer (MA) et est également affectée dans l'ESPT. Si le traitement du stress peut améliorer la mémoire, les recherches se sont jusqu'ici focalisées sur l'ESPT comme facteur de risque de démence. Aucune étude longitudinale ne semble exister sur les liens entre l'ESPT retardé et ses conséquences sur l'évolution d'une démence constituée, avec comme marqueur la mémoire épisodique. 
Nous avons voulu vérifier que la résurgence des traumatismes chez la personne âgée entrant en EHPAD a un impact négatif sur l’évolution d’un processus démentiel existant. Nous présentons les premiers résultats d’une étude menée auprès d’une population-cible présentant une MA et un ESPT retardé, en comparaison avec une population-témoin présentant une MA sans ESPT. Nous analysons les premières mesures recueillies à trois temps : lors de l’entrée en EHPAD, après traitement de l’ESPT pour les sujets cibles et après six mois d’évolution. En nous focalisant sur la mémoire épisodique, nous confirmons que sans prise en charge adaptée de l'ESPT, les deux pathologies tendent à s’aggraver simultanément chez les individus présentant une comorbidité. Nous mettons en évidence les dimensions mnésiques les plus sensibles au déclin et avançons comme explication du phénomène la fixation sur le traumatisme non traité comme facteur de paralysie fonctionnelle de la mémoire. 

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